750 kilomètres de flow – la traversée gravel à travers 130 ans d’histoire du cyclisme.
Départ : 26 septembre 2026, 10h00, Basel
Finisher Party : 30 septembre au Cycle Collective Meerbusch
Les infos essentielles
Données, chiffres, faits
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Soyez de la partie quand cette légendaire randonnée longue distance renaît – self-supported, longue, honnête.
De Basel à Kleve – un mythe depuis 1894
Ce n’était pas une simple sortie du dimanche : dès 1894, Basel–Kleve fut l’une des classiques longue distance les plus suivies du monde germanophone. Une distance presque inimaginable, des routes parfois exécrables, un matériel poussé à ses limites, Fritz Opel remporta le sprint pour quelques secondes – et les fabricants utilisèrent chaque centimètre carré des colonnes de journaux pour raconter leur « vérité ». Un fait demeure : Basel–Kleve fut une scène de démonstration technique, de fierté de marque et de beaucoup de pathos. C’est précisément pour cela que le format fonctionne à nouveau aujourd’hui – comme un renouveau gravel sur des chemins qui se rapprochent le plus de l’esprit de l’époque : honnête, longue, self-supported.
- Winding gravel hiking path, a bench under a tree and meadows in a valley in the Black Forest on a sunny summer day. Menzenschwand, Baden-Württemberg, Germany
- Loreley Rock Rhine Valley Germany Scenic Landscape Panoramic View
- View of the old, beautiful city of Heidelberg
- Wilde Auenlandschaft am Oberrhein
- Aerial view on the Schwanenburg castle in Cleves, Germany
Plongez dans un tracé entièrement repensé qui fait revivre l’héritage des premières randonnées longue distance de 1894. Grâce à un choix judicieux d’itinéraires entre artères gravel fluides, vallées fluviales paisibles et longs passages nocturnes vous vivez le meilleur du passé et du présent à vélo gravel.
Votre voyage commence au cœur de Basel : entre le Rhin, la vieille ville et la lisière de la Forêt-Noire. Les bruits de la ville résonnent encore, et déjà le paysage ouvert vous attire au dehors – vastes plaines du Rhin, forêts denses, premières crêtes. C’est le prélude d’un voyage inoubliable.
Bientôt, l’ampleur du parcours se déploie : le long du Rhin supérieur, en passant par vignobles et villes, à travers prairies paisibles et par-dessus chemins historiques. Vous roulez à travers la nuit, trouvez votre rythme sur de longues lignes droites, luttez sur de petites montées et ressentez chaque kilomètre – porté par le flow d’un tracé qui se déroule comme de lui-même.
À l’arrivée vous attend Kleve – avec la silhouette du Schwanenburg et le sentiment de faire partie d’une histoire vieille de plus de cent ans. Le retour est facile, mais cela vaut la peine de s’attarder un peu : entre
Rhin inférieur et la frontière néerlandaise, dans un paysage empreint de calme, d’ouverture et d’histoires. C’est ici que la boucle se referme, et cette randonnée longue distance reste non seulement dans vos jambes mais gravée au plus profond de votre mémoire.
Récits originaux / sources :
Vous trouverez les récits complets de témoins de Grüttner, Schweinsmann et Guthknecht
ici
Les infos essentielles
Profil du revêtement
Gravel rime avec liberté – et c’est exactement ce qui façonne cette randonnée longue distance Basel–Kleve.
Entre le Rhin, la lisière de la Forêt-Noire et le Rhin inférieur, un tracé plein de flow vous attend : longues artères gravel, digues fluviales paisibles, passages forestiers et interminables lignes droites à travers champs et prairies.
Le tracé est varié mais jamais extrême : pas de terrain alpin, pas de sentiers racineux, pas de portage interminable. Vous trouvez au contraire le rythme parfait entre allure et calme – tantôt filant le long du Rhin, tantôt seul dans la brume des plaines fluviales.
Le tracé évite systématiquement les routes fréquentées. Vous ne les croisez tout au plus que brièvement avant qu’elles ne disparaissent à nouveau, et vous retrouvez ces espaces intermédiaires où le gravel déploie tout son charme : calme, large, sans hâte.
Directement dans le tracé, nous intégrons points de ravitaillement sous forme de POI – des supermarchés et stations-service aux abris et boulangeries. Vous restez ainsi self-supported sur la route, mais jamais totalement seul.
Votre vélo : les exigences en matière d’équipement
Pour cette randonnée longue distance Basel–Kleve nous recommandons un setup gravel robuste et confortablequi maîtrise avec assurance les longues distances et les revêtements changeants. Le tracé est globalement vallonné, mais avec son mélange de gravel, de chemins forestiers et d’anciennes digues, il exige autant de l’équipement que du cycliste.
Nous recommandons Pneus à partir de 38 mm de large 40 à 45 mm avec une bonne protection anti-crevaison sont idéaux. Des pneus plus larges apportent un confort supplémentaire sur les longues lignes droites et donnent de l’assurance quand les chemins sont accidentés ou détrempés par la pluie. De purs semi-slicks sont ici trop exigeants – surtout sur les sections forestières humides ou le gravier grossier.
Pour la transmission optez pour un rapport de démultiplication bas et solide. Les rampes raides, comme celles des traversées de moyenne montagne ou en lisière de la Forêt-Noire, sont courtes mais exigeantes. Une combinaison de petits plateaux et d’une grande cassette préserve vos réserves d’énergie et garde votre pédalage fluide même après 400 kilomètres.
Règle de base : Plus votre setup est polyvalent, plus la randonnée est sereine. Basel–Kleve récompense ce qui était déjà vrai à l’époque des pionniers – une technique qui fonctionne quand il le faut.
Comment venir
Départ à Basel
Le point de départ se trouve au cœur de Basel – entre le Rhin, la vieille ville et la lisière de la Forêt-Noire. La ville est un point de départ idéal pour une randonnée longue distance : excellemment desservie, cyclable, cosmopolite. Depuis Basel SBB , quelques minutes suffisent pour rejoindre la zone de départ ; si vous le souhaitez, vous pouvez commencer la matinée avec une vue sur le Rhin ou un café dans la vieille ville.
Basel est parfaitement accessible – en train, en autocar longue distance ou à vélo.
Des trains internationaux depuis l’Allemagne, la France, l’Autriche et la Suisse circulent quotidiennement. Les trains de nuit aussi, par exemple via Zurich ou Fribourg-en-Brisgau, sont une option confortable pour un trajet sans stress avec votre vélo.
Train + vélo – ça fonctionne si on planifie bien :
- Des liaisons directes existent notamment depuis Berlin, Francfort, Hambourg, Vienne et Zurich.
- Les CFF proposent un transport de vélo flexible sur les lignes régionales ; pour les trains internationaux, nous recommandons réservations à effectuer de préférence directement via CFF, ÖBB ou Trenitalia, car leurs systèmes de réservation sont généralement plus fiables que celui de la Deutsche Bahn.
- Les liaisons Nightjet (par ex. Vienne–Zurich–Basel ou Hambourg–Basel) sont idéales pour un trajet détendu avec bagages et vélo.
Alternative : autocar longue distance + vélo.
Des autocars longue distance (par ex. FlixBus) relient régulièrement Basel aux villes allemandes – le transport de vélo peut être sélectionné lors de la réservation. C’est une option simple et économique, notamment pour les cyclistes venant de l’ouest ou du sud de l’Allemagne.
Sur place :
Basel dispose d’un réseau de pistes cyclables bien développé, de nombreux magasins de vélo et d’hébergements adaptés aux cyclovoyageurs. La ville elle-même fait partie du Basler Velostrategie et constitue ainsi un symbole de mobilité moderne et durable – exactement le bon endroit pour repartir sur des traces historiques.
Hébergement
Hébergement à Basel
Les possibilités d’hébergement à Basel sont variées – des hôtels-boutiques et auberges simples jusqu’aux campings directement au bord du Rhin.
Ville frontalière entre la Suisse, l’Allemagne et la France, Basel est parfaitement adaptée aux visiteurs internationaux – y compris avec un vélo.
Lors de précédents passages, nous avons fait de très bonnes expériences avec le
Hotel Odelya Basel – situé au centre, cyclo-accueillant et avec un petit-déjeuner qui fait le bonheur de tout bikepacker.
Également recommandé : le
Hyve Hostel Basel, à quelques minutes de la
Bahnhof Basel SBB , avec un local à vélos sécurisé et une atmosphère détendue.
Pour tous ceux qui préfèrent dormir à la belle étoile
Camping Waldhort à Reinach (Basel-Landschaft) se trouve paisiblement en lisière de forêt, à seulement environ 8 km du centre-ville.
De vastes prairies pour tentes, des sanitaires bien entretenus et un cadre agréable et cyclo-accueillant en font le meilleur choix pour les bikepackers.
Il est facilement accessible à vélo ou en tram – et parfait pour respirer un bon coup la veille du départ.
Alternativement, le
Camping und Schwimmbad am Rhein à Kaiseraugst – directement au bord du fleuve, avec accès à
Rheinradweg EuroVelo 15 et à environ 15 km du point de départ.
Vous pouvez ici vous rafraîchir dans l’eau, manger au restaurant ou simplement vous détendre sur la rive.
Nuitées pendant la randonnée
Autonomie et nuitées – Basel–Kleve
La randonnée longue distance Basel–Kleve est une randonnée self-supported.
Cela signifie : vous êtes responsable vous-même de votre ravitaillement, de votre hébergement et de la façon dont vous prenez vos pauses. Que vous préfériez vous reposer spontanément avec un hamac en pleine nature ou réserver une chambre dans une pension ou un hôtel, le choix vous appartient entièrement.
Le code de ce type de randonnée prévoit toutefois que les nuitées ne soient pas réservées à l’avance depuis chez vous, mais au plus tôt en cours de route. Alors laissez-vous porter par l’expérience et adaptez-vous avec flexibilité à la météo, au parcours et à votre forme du jour.
Nous vous transmettons, dans le e-mail d’itinéraire , des recommandations détaillées sur les points de repos, de ravitaillement et de nuitée le long du parcours – du simple camping au bord du Rhin à la petite pension dans le Münsterland.
Nous ne pouvons toutefois garantir, qu’elles soient disponibles à tout moment. Veillez donc à trouver un lieu pour dormir en temps utile et gardez toujours un plan B sous la main.
Quelques remarques sur les pays traversés
- En Suisse et dans le Baden-Württemberg , le camping sauvage est généralement interdit.
- En Rheinland-Pfalz et NRW c’est parfois toléré, à condition de bivouaquer discrètement et sans laisser de trace – mais c’est à vos propres risques.
- Les campings le long du Rhin sont nombreux et généralement disponibles aussi à court terme.
Merci de rester respectueux envers la nature, les riverains et les propriétaires. L’esprit de la randonnée longue distance se nourrit d’ Autonomie, respect et improvisation.
Retour
Kleve – le retour
Kleve est le point d’arrivée septentrional de la randonnée longue distance Basel–Kleve – situé tranquillement, mais excellemment desservi pour le retour, avec ou sans vélo.
Que vous deviez repartir vers le sud ou continuer votre route vers les Pays-Bas : depuis Kleve, vous repartez facilement.
Options pour le retour
- Train (DB / Abellio / NIAG)
Des liaisons régionales régulières depuis la gare centrale de Kleve vers Duisburg, Cologne ou Düsseldorf.
De là, il existe des liaisons longue distance et de trains de nuit dans toutes les directions.
Emporter un vélo dans les trains régionaux ne pose généralement pas de problème – un billet journalier vélo NRW suffit.
👉
www.bahn.de - Autocars longue distance
Des liaisons en autocar à proximité existent depuis Nimègue (NL) ou Duisburg / Düsseldorf.
De là, des bus circulent vers le sud de l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche.
Le transport de vélo est possible chez des prestataires tels que FlixBus moyennant un supplément et avec réservation.
👉
www.flixbus.de - Continuer à vélo
Ceux qui n’en ont pas encore assez peuvent, depuis Kleve, rouler à plat à travers les Pays-Bas – en direction de Arnhem, Nimègue ou jusqu’à la mer du Nord.
Pistes cyclables tranquilles, campings et gares se trouvent à proximité les uns des autres.
Finisher Party à Meerbusch
Après leur arrivée à Kleve, la dernière étape ramène de nombreux participants une fois de plus vers le sud :
Le lendemain nous célébrons ensemble la Finisher Party au Cycle Collective à Meerbusch – dans une ambiance détendue, avec des boissons fraîches, de la musique et des visages familiers.
📍 Cycle Collective Meerbusch
www.cycle-collective.de
On y accède facilement :
En train depuis Kleve → Düsseldorf → Meerbusch-Osterath ou à vélo via la véloroute du Rhin inférieur (environ 100 km, plat et agréable).
Conseil pratique
Prévoyez une petite marge de temps , surtout si vous emmenez votre vélo – les places vélo dans les trains longue distance sont souvent vite réservées.
Ceux qui voyagent de manière spontanée ont avec les trains régionaux ou les autocars longue distance généralement la plus grande flexibilité.
Et si vous souhaitez terminer tranquillement :
Restez un jour de plus, laissez le Rhin derrière vous une dernière fois et levez un verre à Meerbusch avec l’équipe Grevet.
Les différentes sections du parcours
La randonnée longue distance Basel–Kleve s’étend sur environ 750 kilomètres le long du Rhin – de la lisière des Alpes au Rhin inférieur, à travers trois pays, par-delà les frontières culturelles. Un tracé qui respire la liberté : de la vieille ville de Basel à la Schwanenburg de Kleve. Fleuve, histoire, paysage – tout est en mouvement.
Section 1 : lieu de départ Basel
Le point de départ se situe au cœur de la ville de Basel, où se rencontrent les cultures de trois pays : la Suisse, la France, l’Allemagne. Votre randonnée débute entre les ruelles de la vieille ville, la promenade du Rhin et les premières collines de la Forêt-Noire.
Basel vous accueille avec un esprit cosmopolite et de l’histoire – musées, architecture moderne et le parfum du café qui s’échappe des rues des cafés de Kleinbasel. Mais dès que vous franchissez le Rhin, le paysage s’ouvre : larges vallées fluviales, prairies, vignobles – un doux prélude qui rend tangible l’esprit du parcours.
Section 2 : la plaine du Rhin supérieur – liberté et rythme
Au-delà de la ville, le tracé se met à couler. Vous suivez le Rhin vers le nord, sur des chemins agricoles, des digues paisibles et de fines artères gravel.
Le parcours traverse le Markgräflerland, passe par des vignobles et de petits villages, puis continue vers le Breisgau. Vous ressentez ici le caractère de la pratique du gravel : une cadence régulière, un roulage paisible, le vent au visage.
La région est ouverte, accueillante, plate – mais jamais monotone. D’anciens méandres, bras secondaires et zones inondables donnent vie au parcours. En chemin, de nombreux petits villages invitent à faire une pause – boulangeries, fontaines, ombre sous de vieux châtaigniers.
Section 3 : entre la Forêt-Noire et la rive du Rhin
Plus vous roulez vers le nord, plus le rythme change. Le parcours passe par des passages forestiers en légère montée, suit de paisibles chemins forestiers et vous mène jusqu’à la lisière de la Forêt-Noire.
L’air y sent la résine et les feuilles humides, les chemins de gravier alternent avec des sentiers forestiers fermes, et de temps à autre la vue s’ouvre sur le Rhin – un panorama d’eau, de forêts et de brume.
Si vous le souhaitez, vous pouvez à Rastatt ou Karlsruhe faire une courte pause, vous ravitailler ou simplement laisser votre esprit décompresser. Le parcours reste plat mais exige de l’endurance : un jeu mental de constance et de concentration.
Section 4 : le Rhin moyen – entre industrie et histoire
Dans la région autour de Spire et Worms le parcours se fond dans le grand récit du Rhin : cathédrales, ponts, anciens chantiers navals, villes viticoles. La nature y rencontre l’industrie, le passé y rencontre le présent.
Le parcours emprunte d’anciens chemins de halage, d’anciennes lignes de chemin de fer et de paisibles routes secondaires. Quiconque roule avec attention sent que cette section est plus que de la géographie – c’est un fragment d’histoire culturelle européenne à vivre à vélo.
Section 5 : du Rhin-Main au Rhin inférieur – un paysage qui se transforme
À partir de la région autour de Mayence/Francfort le tableau change. Le parcours continue de suivre le cours du fleuve, mais le caractère devient plus urbain. Vous traversez les contreforts du Taunus, en passant par des villes à la longue tradition cycliste – Mayence, Darmstadt, Rüsselsheim – des lieux où technique, industrie et mouvement étaient déjà étroitement liés au XIXe siècle.
Entre les façades de verre modernes et les anciennes usines se cache un fragment d’histoire oubliée : le Opel-Rennbahn à Rüsselsheim.
C’était l’un des vélodromes et circuits automobiles les plus modernes d’Europe – une scène pour les records du monde, les expérimentations mécaniques et les rêves de vitesse. Aujourd’hui, c’est un Lost Place, à moitié envahi par la végétation, à moitié préservé – un monument du passage de la force musculaire à la force motrice. Quiconque regarde attentivement peut encore distinguer les contours des anciens virages relevés où Fritz von Opel et d’autres pionniers effectuaient jadis leurs tours – avec de l’essence dans le sang, mais des racines dans le cyclisme.
Ici, une boucle se referme : Basel–Kleve fut jadis une scène pour les débuts de la technique cycliste – et mena indirectement à cette époque où la bicyclette s’est transformée en moteur. Aujourd’hui, à l’ère de la transition de la mobilité, ce passage est un commentaire discret : retour à l’origine, mais avec une conscience nouvelle.
Ensuite, le parcours se poursuit sur des sections plus calmes le long du Rhin moyen. Les nuits sont longues, les chemins dégagés, les points de ravitaillement nombreux. Stations-service, boulangeries et abris jalonnent le parcours – idéal pour les étapes nocturnes ou tardives, porté par le rythme régulier du fleuve.
Section 6 : le Rhin inférieur – le pays des horizons
Plus vous approchez de Kleve, plus le ciel s’élargit. Le vent se fait sentir, le paysage devient plat et ouvert. Champs, allées, petits villages – une étendue paisible et honnête.
Ici, le Rhin n’est plus un torrent alpin mais un compagnon large et paisible. Dans ce silence réside une force propre : le calme après des jours de mouvement. Quiconque roule tôt le matin ou au crépuscule vit des jeux de lumière qui rappellent d’anciennes peintures – gris, or, brume, étendue.
Section 7 : destination Kleve – arrivée sur le Rhin inférieur
Les derniers kilomètres traversent forêts et champs, puis elle apparaît : la Schwanenburg, haut au-dessus de la ville de Kleve. Elle marque l’arrivée – et le point final symbolique d’un tracé qui a traversé le royaume de part en part.
Ce qui vous attend ici n’est pas un podium, mais un sentiment : arriver.
Un lieu où histoire, paysage et effort se rejoignent.
Un regard vers le château, une grande inspiration, peut-être un café sur la place du marché – et cette certitude : vous avez accompli ce qui était déjà un mythe en 1894.
Non loin de là, à Meerbusch, la Finisher Party vous attend déjà. Avec un lieu spécial pour tous ceux qui voyagent à deux roues : le
Cycle Collective. Vous y rencontrez des personnes partageant les mêmes passions et trouvez espresso, outils, histoires et ce sentiment d’appartenance.
À l’époque
Basel–Kleve : départ, lutte, triomphe
La randonnée longue distance Basel–Kleve de 1894 n’était pas une simple course – c’était une aventure épique. Des jours avant le départ, les coureurs se battaient déjà, en chemin, contre le mauvais temps, des routes impraticables et des ponchos improvisés faits de sacs de café, qui gonflaient comme des ballons dans le vent et faisaient sensation dans chaque village.
Tôt le matin du 15 septembre, à St. Ludwig le coup de feu du départ retentit. En groupes strictement ordonnés, les coureurs s’élancèrent, accompagnés d’un brouillard dense, d’une pluie battante et d’un vent de face féroce. Le peloton se disloqua bientôt – certains s’appuyaient sur des tandems entraîneurs, d’autres luttaient seuls. Chutes, pannes mécaniques et réparations désespérées marquèrent les premières heures.
En chemin, l’imprévisible guettait : des bœufs devenus incontrôlables forcèrent des groupes entiers à s’arrêter, et des attelages emballés plongèrent la course dans le chaos. Durant la nuit, le brouillard et le vent transformèrent la route en une épreuve pour le corps et les nerfs. Certains perdirent même leur machine dans l’obscurité, au milieu des foules de spectateurs massées aux points de contrôle.
Et pourtant, ils persévérèrent. À la fin, Fritz Opel et Adolf Gutknecht franchirent la ligne droite d’arrivée presque simultanément après plus de 600 kilomètres. Seules quelques secondes firent la décision – Opel devança de justesse. La troisième place revint à Hermann Weiss de Nuremberg.
Une fête populaire à Kleve
Ce qui, à Kleve , suivit fut une célébration sans égale. La petite ville se transforma en métropole du sport : Maisons parées de guirlandes et de drapeaux, des salves de canon annonçaient l’arrivée des coureurs, des dizaines de milliers de personnes bordaient les rues.
Quand Opel franchit la ligne, les acclamations le portèrent comme un héros. Le soir, il y eut des concerts en plein air, des feux d’artifice et des danses – toute une ville en état d’exception. Pendant quelques jours, Kleve compta deux fois plus d’habitants que d’ordinaire, auberges et salles étaient bondées, et les journaux rapportèrent même une petite pénurie.
Plus qu’une course
Basel–Kleve était un exercice d’équilibriste entre l’homme et la machine, entre l’ordre et le chaos, entre le sérieux sportif et l’ambiance de fête. C’était :
- a un terrain d’essai pour la technique – des bicyclettes Brennabor et Victoria aux pneumatiques Continental qui brillaient en vainqueurs à l’arrivée.
- a un drame sur la route – avec des chutes, des pannes et des astuces devenues plus tard légendaires.
- a un événement social – qui transforma une petite ville en scène mondiale.
Basel–Kleve reste ainsi un emblème de l’ère pionnière du cyclisme : à la fois récit héroïque et fête populaire, à la fois innovation et improvisation – et un mythe qui perdure encore aujourd’hui.
De Basel à la vallée du Rhin
La version moderne de la randonnée longue distance quitte l’ancienne grande route et trace son propre chemin : non pas le long des artères fréquentées, mais à travers de paisibles vallées fluviales, des forêts et des tracés gravel qui font revivre l’esprit de 1894 dans le présent.
Vous démarrez entre le Rhin, la vieille ville et la lisière de la Forêt-Noire. Après seulement quelques kilomètres, les plaines du Rhin s’élargissent, les champs dégagent la vue, et les premières artères gravel vous mènent hors de la ville vers le paysage ouvert. À travers la région du Rhin supérieur
Le tracé suit le Rhin supérieur vers le nord, en passant par vignobles, petites villes et prairies paisibles. Vous y trouvez votre rythme : longues lignes droites, roulage paisible au bord de l’eau, entrecoupé de petites montées et de chemins de liaison historiques.
Nuit sur le Rhin
Un temps fort se cache dans l’obscurité : le longs passages nocturnes à travers forêts, brouillard et vastes zones inondables. C’est là que l’on voit si vous trouvez votre propre cadence et vous laissez porter par le flow du tracé.
Vers le Rhin inférieur
Plus vous approchez de l’arrivée, plus le paysage s’élargit. Vastes champs, petits villages et chemins historiques façonnent le décor. Le vent peut être votre ennemi – ou votre compagnon.
Arrivée à Kleve
Les derniers kilomètres vous mènent dans le Rhin inférieur, avant que la Schwanenburg n’apparaisse au-dessus de Kleve – un point de repère qui accueille les voyageurs depuis des siècles. Ici, la boucle se referme : 600 kilomètres de Basel à Kleve, portés par le fleuve, l’histoire et le paysage.
Le profil du nouveau tracé
- Distance : env. 600 km
- Caractère : proche du fleuve, large, rythmé
- Difficulté : élevée – condition physique et force mentale requises
- Récompense : l’immensité du Rhin, le silence de la nuit, l’arrivée au pied de la Schwanenburg
Cette version fait vivre l’esprit de 1894 dans le présent – non pas comme une copie de l’ancien itinéraire de transit, mais comme une redécouverte de ce qui était caché. Quiconque va jusqu’au bout vit plus qu’une simple randonnée longue distance : un voyage le long du Rhin au cœur de sa propre endurance.
Mythes et légendes de Basel–Cleve
Un grand succès – et les prémices d’un scandale
La randonnée longue distance Basel–Cleve de septembre 1894 fut un triomphe – à la fois sportif et commercial. Sur les neuf premiers arrivés, sept franchirent la ligne sur des pneumatiques Continental . Les trois vainqueurs – Fritz Opel de Rüsselsheim, A. Gutknecht de Mühlhausen et Hermann Weiss de Nuremberg – devinrent ainsi malgré eux des ambassadeurs de marque. Les journaux célébrèrent la preuve : le nouveau matériau avait fait ses preuves dans les conditions les plus rudes.
Mais là où il y a du succès, il y a aussi le doute. Opel remporta le sprint final avec seulement quelques secondes d’avance sur Gutknecht – et bientôt des rumeurs circulèrent : avait-il vraiment parcouru tout le trajet sur la même machine ? Ou avait-il dû en changer ?
La première bataille de communication du cyclisme
Ce qui suivit fut un spectacle sans précédent : publicités, déclarations, contre-déclarations – une guerre médiatique, comme on n’en avait encore jamais vu.
- Seidel & Naumann accusa Opel d’avoir gagné en changeant de vélo.
- Opel répliqua publiquement, renvoya à sa propre déclaration et retourna les accusations : peut-être les pannes de ses rivaux n’étaient-elles pas du tout le fruit du hasard – mais le résultat de clous disséminés sur le parcours.
Soudain, le soupçon d’un acte de sabotage planait dans l’air. Des clous comme arme secrète, délibérément disposés pour crever les pneus – une image qui s’est profondément gravée dans l’imaginaire collectif du cyclisme.
L’éternel second : Max Reheis
Au cœur de cette agitation se tenait un homme devenu une légende tragi-comique : Max Reheis de Wasserburg. Talentueux, ambitieux, mais poursuivi par la malchance. Tantôt la selle cassait, tantôt le vélo. Après Basel–Cleve, il affirma même avoir été enfermé dans une auberge – et avoir dû défoncer la porte pour continuer.
La presse sportive se moqua de ses excuses. Mais dans sa ville natale, il fut célébré, avec fanfares, défilés festifs et soirées de gala. Reheis incarnait ce qui définissait Basel–Cleve : la lutte entre héroïsme et scandale, gloire et doute.
Une course devient légende
Basel–Cleve n’était pas qu’une expérience sportive. C’était un miroir de son époque :
- Progrès technique: les pneumatiques et des machines comme celles d’Opel et de Naumann montrèrent ce qui était possible.
- des drames serrés: Opel contre Gutknecht, un sprint après 620 kilomètres.
- scandales et récits: des présumés changements de vélo aux attaques aux clous, des coureurs enfermés aux excuses les plus folles.
Et c’est précisément ce qui entretient la fascination jusqu’à aujourd’hui : Basel–Cleve fut à la fois victoire et scandale – un mythe qui a façonné le cyclisme.
L’histoire de Basel–Kleve
Un exploit pionnier de la Suisse aux Pays-Bas
La randonnée longue distance Basel–Kleve, organisée pour la première fois en septembre 1894 est considérée comme la première grande randonnée d’endurance ouest–est du monde germanophone. Tandis que Vienne–Berlin reliait les plaines et que Milan–Munich conquérait les Alpes, Basel–Kleve traversait le cœur même de l’empire – du Rhin supérieur à la frontière suisse jusqu’au Rhin inférieur.
Une épopée des grands espaces
Le 15/16 septembre 1894 vers 40 coureurs relevèrent le défi à Basel. L’arrivée se trouvait à Kleve, à plus de 620 kilomètres de distance. Le parcours longeait d’abord le Rhin supérieur, puis traversait la Forêt-Noire et le Taunus, à travers les prairies du Rhin et vers le Rhin inférieur.
Les conditions étaient rudes : chemins de gravier, sentiers forestiers boueux, routes de campagne poussiéreuses, pavés dans les villes. La pluie et le froid firent le reste. De nombreux coureurs abandonnèrent après seulement quelques heures, d’autres luttèrent jusqu’à l’arrivée, épuisés – c’était une course pour les plus endurants.
Le vainqueur : Friedrich Franz « Fritz » Opel
Après 27 heures et 50 minutes , alors âgé de seulement 19 ans, Fritz Opel franchit le premier la ligne. Juste derrière lui : A. Gutknecht (Mulhouse, Alsace), à quelques secondes seulement, et Hermann Weiss (Nuremberg) à la troisième place.
Fait remarquable : tous trois roulaient sur les nouveaux la ligne sur des pneumatiques Continental – une innovation technique qui apporta à l’entreprise un immense succès publicitaire. La victoire d’un Opel, sur pneus Continental, dans une course dotée d’un prix impérial – c’était plus que du sport, c’était Une politique symbolique et une histoire technologique.
Une course d’importance nationale
La randonnée longue distance suscita une grande attention publique. Le prix du vainqueur fut offert par l’Empereur lui-même, ce qui conféra à la course un éclat particulier.
Basel–Kleve devint ainsi une vitrine de l’empire: le cyclisme n’était plus un simple loisir ou un sport réservé à une petite élite, mais une vitrine pour la performance, la technique et la modernité nationale.
Dans un contexte international
Comparée aux classiques déjà établies à l’époque, telles que Bordeaux–Paris (1891, plus de 560 km) ou Paris–Brest–Paris (1891, 1 200 km), Basel–Kleve s’imposait comme la réponse allemande aux grandes courses longue distance.
- Vienne–Berlin (1893) démontra la puissance des plaines.
- Milan–Munich (1894) osa le saut par-dessus les Alpes.
- Basel–Kleve (1894) étira son tracé à travers l’empire tout entier – symbole d’unité et d’étendue.
Ensemble, les trois classiques germanophones formèrent leur propre triptyque des débuts de la course longue distance, qui gagna une reconnaissance internationale.
Vélo et automobile – une histoire entremêlée
Basel–Kleve fut aussi un chapitre de cette époque où les histoires du cyclisme et de l’automobile étaient encore étroitement liées.
- Les Opel dirigeait vers 1900 la plus grande fabrique de bicyclettes d’Europe, avant de se lancer dans l’automobile puis d’expérimenter plus tard des voitures-fusées.
- En France, un journaliste sportif et ancien recordman cycliste, Henri Desgrange, perpétua un héritage similaire : il fonda le Tour de France comme instrument de marketing pour le journal automobile
L’Auto. - Ce qui avait commencé dans la course cycliste trouva sa continuation dans la course automobile : vitesse, technique, progrès – les mêmes promesses, mais sur un nouveau terrain.
Cette évolution ne fut pas une prise de pouvoir hostile, mais un prolongement organique de la passion pionnière. Tragiquement, cependant, la technique qui incarnait jadis la liberté individuelle fut aussi mise au service de la guerre et de la propagande au XXe siècle.
Du progrès à la transition de la mobilité
Aujourd’hui, Basel–Kleve s’inscrit dans une nouvelle tradition cycliste allemande, mais marque aussi le moment où l’histoire technologique à un carrefour se trouvait à un carrefour : vélo et automobile grandirent des mêmes racines mais empruntèrent plus tard des chemins très différents.
Tandis que la voiture devenait le mythe allemand – avec toutes ses ambivalences –, le vélo est aujourd’hui redevenu le symbole d’une nouvelle modernité : durable, accessible, sans limites.
À l’ère de la transition de la mobilité Basel–Kleve montre qu’il existe des alternatives : non pas la voiture comme fétiche de la propulsion individuelle, mais le vélo comme un outil de véritable liberté.
Palmarès – les premiers vainqueurs
- 1894: Fritz Opel (Allemagne)
- années suivantes : entre autres Hermann Weiss (Nuremberg), A. Gutknecht (Mulhouse) – Les listes des vainqueurs ne sont conservées que de manière fragmentaire.
Suites et héritage
Basel–Kleve fut renouvelée plusieurs fois après 1894 et fut considérée dans les années 1890 comme le troisième pilier des randonnées longue distance aux côtés de Vienne–Berlin et Milan–Munich. Elle disparut plus tard du calendrier, supplantée par de nouveaux formats et l’essor du trafic routier.
Mais rétrospectivement, Basel–Kleve demeure un événement clé:
- a un exploit pionnier du cyclisme allemand,
- a un témoignage d’innovation technique,
- et un chapitre précoce de l’histoire de la mobilité moderne.
Basel–Kleve marque un
tournant: elle montre que le cyclisme conquiert non seulement des montagnes et des frontières, mais aussi la distance comme dimension . Rétrospectivement, elle est à la fois un chapitre de l’histoire automobile. Une compétition où se croisent les fils de la technique, du sport et de la société – et qui, aujourd’hui, dans un nouveau contexte, reprend tout son sens.
Les frères Opel, Rüsselsheim, sur le cinq-places.
Remarque sur le parcours : le tracé peut légèrement changer, par exemple en raison de la météo, de la praticabilité, de fermetures de chemins ou d’exigences officielles. Avant le départ, tous les participants reçoivent la version définitive du parcours sous forme de fichier GPX ainsi qu’un aperçu actualisé dans le carnet de route avec tous les POI, checkpoints et options de nuitée. Sous réserve de modifications.













